Pour un dirigeant d’entreprise, sa préoccupation première doit être de faire croître sa société. Améliorer la productivité d’une entreprise est un objectif quotidien à atteindre.

De nombreuses études et de nombreux cas d’école ont montré différentes manières d’arriver à rendre une entreprise efficiente en passant par la standardisation, le contrôle, ou en se focalisant sur l’efficacité opérationnelle... Mais si finalement la solution était plus simple ? Communiquer avec ses équipes pour assurer une productivité. Ainsi la productivité a un lien direct avec la communication et donc la cohésion de groupe.

« Communiquer », ce n’est pas seulement échanger des informations ou créer un lien de confiance au sein de l’entreprise au quotidien.  Mais c’est également être clair sur les objectifs et transmettre la vision d’entreprise à tous. Cela permet d’obtenir l’adhésion de chacun et suscite une véritable dynamique de groupe.

La communication peut être observée et analysée au travers de son degré de maturité au sein de l’entreprise. Celui-ci est directement corrélé au degré d’autonomie des personnes.

Le premier degré de communication est celui de la dépendance, il repose sur un besoin important de sécurité, car la personne peut être facilement en situation de stress ou d’inconfort par manque d’informations. La personne participe aux rituels, mais n’initie aucune dynamique. Dans ce niveau, il est nécessaire de répondre aux besoins de protection en expliquant les règles de fonctionnement, le cadre, les tâches quotidiennes. Le leader doit lui donner la permission de ne pas savoir, de poser des questions et de valoriser ses actions pour l’intégrer, mais également de contrôler et tutorer la personne. En contrepartie, celle-ci va devoir se mettre dans une posture de curiosité, d’aller vers les autres membres pour demander de l’aide, de parler de ses erreurs pour s’orienter vers la deuxième phase.

Le second degré est celui de la contre-dépendance, la personne va être davantage dans une démarche volontaire et va rechercher un sens pour comprendre. Elle va oser poser des questions, proposer des choses. Elle aura besoin de clarifier la culture de l’entreprise et ses modes de fonctionnement. Le leader devra la laisser chercher à comprendre, stimuler les questions, partager la vision de l’entreprise, valoriser les initiatives, accompagner les échecs et demander son avis.

Le troisième degré est celui de l’indépendance, davantage caractérisé par l’engagement et la coordination. En effet, la personne aura besoin de se positionner clairement dans l’entreprise et savoir ce que les autres pensent d’elle-même. La personne va partager, proposer, engager son point de vue, demander et donner des feed-backs. Il est important de reconnaître la personne en tant que telle, son rôle, ses spécificités, écouter ses besoins et désirs et lui laisser une certaine liberté afin qu’elle puisse se positionner, en la responsabilisant.

Le dernier degré est celui de l’interdépendance où la personne a un besoin d’appartenance et coopération. La personne va vouloir partager, proposer d’aider, demander et faire des feedbacks. Il y a un besoin de se connaître, de faire ensemble, d’échanger et partager. Le leader devra se mettre dans une posture coopérative pour permettre les décisions collectives, partager et permettre le développement des talents en partageant le leadership.

La cohésion de groupe sera plus forte pour les personnes avec le même degré de maturité en termes de communication et qui se situeront dans le dernier degré puisqu’ils seront dans une communication de partage et de coopération. Le rôle du chef d’entreprise est de faire évoluer ses salariés afin qu’ils passent par chacun de ces degrés, à leur rythme.

Myriagone Conseil a participé à la 15ème édition de CREA CONFERENCE, seul congrès européen alliant innovation et créativité. 

Durant ce congrès, une technique a suscité notre intérêt, celle du fil d’Ariane. Un labyrinthe dessiné sur une feuille de papier, un crayon guidé par des fils tendus et tenus par tous les membres de l’équipe. Par l’action de tension de chacun le crayon va évoluer dans le labyrinthe, le rythme et la direction à suivre sera communiqué par le chef d’entreprise. La sortie du labyrinthe résultera d’une communication efficace entre le chef d’entreprise et les membres de l’équipe qui tiennent les fils.

Cette technique de créativité permet aux équipes de prendre conscience du degré de maturité en termes de communication et donc du niveau de cohésion de l’équipe. Cette technique permet également d’observer les impacts d’un stress sur la communication tel que bander les yeux des membres de l’équipe. En tant que chef d’entreprise vous pourrez ainsi expérimenter votre mode de communication et votre propre capacité à adapter ce dernier en fonction des personnes et des situations.

A vos fils….